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Consultation

Lettre 1655·XXIII, folios : 51
Méraud Bourgel, commis des États du Dauphiné
M. de Gordes
Lettre non liée
Date non renseignée
Grenoble
Valence
,

Transcription

1

Monseigneur, la reception de la lettre du roy du IIIe de ce mois, ou copie dicelle, avec les remontrances

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de messieurs de Portes et de Grenoble, ont faict continuer la bonne volonté des consulz des

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villes capitales, tous pourtez en cest ville ci ce nest pour le respect de celluy de Gap den

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nespargner aulcune chose pour la conservation et tuition de ce païs et pour le garentir des

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volleries et pillheries des rebelles à sa majesté. Sur ce, ayant esté mis en deliberation de mectre

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sur la parcelle plus grande somme que de XLm[ille] livres accordées pour lestat general, comme aussi

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lauctorité par iceluy en estoit donnée en cas de necessité des affères, laquelle se presente

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plus gramde de jour à aultre, lesdits consulz ne se sont osé en dispenser sans en comunicquer

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à leurs villes ayantz pour ceste effect requiz terme de huict jours mesmes pour faire responce

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à l’ouverture que leur a esté faict d’imposer encores la somme de cent quinze mil livres

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qui seroit revenir pour ceste année à raison de XXXIXm à XL livres par feu, le tout encores

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aux conditions apposées et reservées par la condition de laquelle extraict a esté mise dans

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ce depeche, tellement que la reprinse du contenu en icelles ne seroit que superflue. Par

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la presente conclusion pourries aussi monseigneur entendre comme le tiers estat desire

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que par votre auctorité et soubz votre bon voloir messieurs de l’Eglise et de la noblesse

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ne soy escautz emploiés au faict de ses guerres ny entrés en aulcune despence

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feussent exhortés de fournir quelque somme notable pour ce mesmes faict des

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guerres, nestant moings question de leur faict, conservation de leurs personnes et biens.

19 Avant la [barré : publication] reception de la votre du XIme de ce mois, nous avions satisfaict 20

quant à vous envoyer pouldre, voyantz que telz mandementz ne demandoient

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retardation pour ne interrompre voz deceingtz, estant couchée sur la parcelle

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la somme que dessus, on regardera emprumpter quelque deniers pour supporter les

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fraiz que se presenteront en atendant le temps de lexaction et paiement, lesquelz on

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pourra plus facillement trouver soubz l’experance du remboursement, mesmes

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après quon entendra avoiur esté permis par sa majesté imposer et lever la susdites

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totale somme.

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Monseigneur, on vous voldroit aussi requerir quil vous pleust faire arrester ez mains

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des receveurs, et aultres qui en ont heu le maniement, les deniers exhigés ou à exhiger

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appartenantz au roy, soit de son domaine ou des decimes ou des quatre solz puis

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quelques années imposés sur chacune eymine sel, puis que sa majesté declare navoir

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moien nous soullager, ce que depend de votre auctorité et en actendans sur ce votre

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bon voloir et advis, remectans en temps plus calme dexecuter ladvis de monsieur

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de La Roche, lieutenant de la compagnie de monseigneur le prince daufin. Vray

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que cest une surcharge aux pouvres villageois desquelz recevons tous les

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jours les plainctes, notamment de ceulx qui sont bailliés en aide

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à La Mure, Vizille, St Quentin, et Armieu, pour avoir tousiours continué

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dentrer en despence puis une année. Vray que pour le presente ne savoir aultre

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remède pour la necessité.

39 Monseigneur [barré : pour la lettre du jour d’hier] nous avons receu advertissement 40

51B

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du sire Jehan Bernard comme monseigneur le marechal Dampville a mis une

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imposition de cinquante cinq solz sur chacun muy sel que seroit prins et levé

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ès salins de Pecaix pour lentretenement dune compagnie de gens à pied

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de soixante hommes mise en garnizon dans Aiguesmortes. Telle somme

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reviendroit à une somme grande pour entretenir plusieurs semblables

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compagnies mais ce pouvre païs se contente de soustenir ses

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foulles, charges et despenses sans le charger dentrer à celles de ses

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voisins. Dalhieurs nous en prevoyons une consequence ou

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ouverture à perpetuité tellement que sommes deliberés en escrire

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à monsieur de Chatelard pour en avoir quelque declaration du roy au contant

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sans actendre le departement de monsieur Bossat qui ne pretend

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departir sur la fin de ce mois. Nous desirerions vous supplier

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en escrire ung mot à mondit sieur le marechal si le trouvés bon et

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que se doibve faire. Car aultement ne vous en voldisons importuner.

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Monsieur le president Truchon se treuve nommé davoir assisté à telle

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deliberation. Sur ce vous ayantz presenté noz très humbles recommandations

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nous prions Dieu,

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monseigneur, vous donner en très bonne santé, longue et heureuse vie. De

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Grenoble, ce XVIIme mars 1574

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Vostres humbles et obeyssans serviteurs les

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commis des estatz de Daufiné

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Bourgel